Comment devenir Growth Marketer en télétravail : compétences, formation et plan d’action
Le métier de Growth Marketer attire de plus en plus de candidats, notamment parce qu’il combine marketing digital, analyse de données, acquisition, SEO, publicité et optimisation des conversions. C’est aussi un métier particulièrement compatible avec le télétravail, puisque la majorité des outils utilisés sont accessibles en ligne et que les équipes marketing travaillent souvent de manière distribuée.
Mais derrière le terme “growth marketing”, il y a beaucoup plus qu’une simple capacité à faire de la publicité sur les réseaux sociaux. Un bon Growth Marketer doit comprendre l’ensemble du parcours utilisateur, identifier les leviers qui peuvent accélérer la croissance d’une entreprise, mesurer les résultats et améliorer constamment ses actions.
Dans cet article, nous allons voir ce que fait concrètement un Growth Marketer, quelles compétences apprendre, comment se former et comment construire un profil capable d’intéresser des employeurs.
Note : certains liens présents dans cet article peuvent être des liens affiliés. Nous pouvons recevoir une commission si vous effectuez un achat, sans coût supplémentaire pour vous.
Qu’est-ce qu’un Growth Marketer ?
Le Growth Marketer est un professionnel du marketing dont l’objectif principal est de contribuer à la croissance mesurable d’une entreprise.
Contrairement à une vision plus traditionnelle du marketing, son travail ne s’arrête pas à la notoriété de la marque ou à la génération de trafic. Il s’intéresse à l’ensemble du parcours du client : acquisition, conversion, rétention, recommandation et revenus.
Une méthode fréquemment utilisée en growth marketing est le framework AARRR :
- Acquisition : comment attirer de nouveaux visiteurs ou prospects ?
- Activation : comment transformer ces visiteurs en utilisateurs ou clients potentiels ?
- Retention : comment les faire revenir ?
- Referral : comment les inciter à recommander le produit ?
- Revenue : comment améliorer la génération de chiffre d’affaires ?
Le Growth Marketer cherche donc à identifier les points faibles de ce parcours puis à tester des solutions pour les améliorer.
Une campagne SEO qui augmente le trafic est intéressante, mais le Growth Marketer cherchera également à savoir si ce trafic génère des inscriptions ou des ventes. Une campagne publicitaire peut obtenir beaucoup de clics, mais son véritable intérêt dépendra notamment du coût d’acquisition et du taux de conversion.
Quelles sont les missions d’un Growth Marketer ?
Les missions varient fortement selon l’entreprise.
Dans une startup, le Growth Marketer peut intervenir sur presque toutes les activités d’acquisition. Dans une entreprise plus importante, son poste peut être davantage spécialisé.
Il peut notamment travailler sur :
Le référencement naturel (SEO). Il recherche les mots-clés pertinents, analyse la concurrence, améliore les pages existantes et participe à la création de contenus capables d’attirer du trafic qualifié.
La publicité en ligne. Google Ads, Meta Ads et LinkedIn Ads font partie des plateformes qu’il peut utiliser pour générer des leads ou des ventes.
L’email marketing. Il peut créer des séquences automatisées destinées à convertir des prospects, réactiver des utilisateurs ou fidéliser des clients.
Les landing pages. Une partie importante du travail consiste à améliorer les pages sur lesquelles arrivent les visiteurs afin d’augmenter leur taux de conversion.
L’analyse des données. Le Growth Marketer doit être capable de comprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Google Analytics, Looker Studio, Search Console ou différents outils de tracking sont donc fréquemment utilisés.
L’expérimentation. Le métier repose beaucoup sur les tests. Modifier une proposition de valeur, changer un formulaire, tester un nouvel email ou expérimenter un canal d’acquisition peut parfois produire des améliorations importantes.
Growth Marketer et Digital Marketer : quelle différence ?
Les deux métiers se chevauchent largement.
Un Digital Marketer peut gérer le SEO, les réseaux sociaux, les campagnes publicitaires, le contenu ou l’email marketing.
Le Growth Marketer utilise souvent ces mêmes leviers, mais avec une approche particulièrement orientée vers l’expérimentation et les indicateurs de croissance.
Il cherche par exemple à déterminer :
- combien coûte l’acquisition d’un client ;
- quels canaux génèrent les meilleurs prospects ;
- où les utilisateurs abandonnent le parcours ;
- quels tests améliorent le taux de conversion ;
- quelles campagnes produisent réellement du revenu.
Dans les petites entreprises et les startups, la frontière entre les deux métiers peut toutefois être très floue.
Il n’est donc pas rare qu’une même offre d’emploi utilise les intitulés Growth Marketer, Growth Marketing Manager, Digital Marketing Manager ou Acquisition Manager pour des missions relativement proches.
Quelles compétences faut-il apprendre ?
Il n’est pas nécessaire d’être expert dans vingt domaines différents avant de commencer à postuler. En revanche, comprendre plusieurs grands leviers du marketing digital est important.
1. SEO
Le référencement naturel reste une compétence intéressante parce qu’il permet à une entreprise d’obtenir du trafic sans payer chaque clic.
Un Growth Marketer devrait au minimum comprendre :
- la recherche de mots-clés ;
- le SEO technique ;
- l’optimisation du contenu ;
- le maillage interne ;
- les backlinks ;
- Google Search Console ;
- l’analyse des performances SEO.
2. Publicité digitale
Google Ads et Meta Ads sont particulièrement utiles à connaître.
Il faut comprendre des notions comme :
- CPC ;
- CPA ;
- ROAS ;
- audiences ;
- conversion ;
- retargeting ;
- attribution.
La capacité à lancer une campagne n’est cependant qu’une première étape. L’objectif est surtout de comprendre les données produites par cette campagne.
3. Analytics et tracking
Un Growth Marketer doit être suffisamment à l’aise avec les données pour prendre des décisions.
Cela ne signifie pas nécessairement devenir Data Analyst.
Il est néanmoins utile de connaître :
- Google Analytics 4 ;
- Google Tag Manager ;
- Looker Studio ;
- Google Search Console ;
- les événements et conversions ;
- les tableaux de bord marketing.
Des compétences supplémentaires en SQL ou BigQuery peuvent devenir un véritable avantage pour des postes plus avancés.
4. Conversion et CRO
Attirer 100 000 visiteurs ne sert pas à grand-chose si presque personne ne devient client.
Le Conversion Rate Optimization, ou CRO, consiste à améliorer les différentes étapes permettant de transformer un visiteur en prospect ou en client.
Cela peut concerner :
- le texte d’une landing page ;
- le positionnement d’un CTA ;
- un formulaire ;
- le prix ;
- l’onboarding ;
- les emails de relance.
5. Copywriting
Un Growth Marketer écrit régulièrement.
Pages de vente, annonces, emails, messages de prospection ou publicités : savoir communiquer clairement est extrêmement utile.
L’objectif n’est pas d’écrire de la littérature. Il faut surtout savoir expliquer rapidement une proposition de valeur et donner au lecteur une bonne raison d’agir.
6. Intelligence artificielle et automatisation
En 2026, savoir utiliser intelligemment les outils d’IA devient également intéressant.
ChatGPT et d’autres outils peuvent aider à :
- rechercher des idées ;
- analyser des données ;
- préparer des contenus ;
- produire des variantes d’annonces ;
- automatiser certaines tâches ;
- accélérer des recherches marketing.
Cela ne remplace pas la compréhension du marketing. Au contraire, l’IA devient surtout utile lorsque l’utilisateur sait déjà quelles questions poser et comment évaluer les résultats obtenus.
Quelle formation suivre pour apprendre le Growth Marketing ?
Il existe plusieurs façons d’apprendre : cours gratuits, vidéos YouTube, certifications, livres ou formations en ligne.
Une possibilité est de suivre une formation structurée afin d’éviter de passer plusieurs mois à rassembler des informations dispersées.
La formation Udemy “Marketing Digital : SEO, Publicité & Réseaux Sociaux en 2026” est particulièrement pertinente pour quelqu’un qui souhaite acquérir une vision assez large du growth marketing.
La formation couvre notamment la stratégie digitale, le framework AARRR, le SEO, Google Ads, Meta Ads, les réseaux sociaux, GA4, Search Console, Google Tag Manager, Looker Studio, BigQuery et différents outils de marketing. Elle compte actuellement plus de 13 heures de contenu réparties sur 58 leçons et a été actualisée en 2026.
👉 Voir la formation Growth Marketing sur Udemy
Le programme comprend également des éléments pratiques autour des landing pages, de l’email marketing, du tracking, du copywriting et de l’analyse des performances.
👉 Découvrir le programme complet de la formation
L’intérêt d’une telle formation n’est pas simplement d’obtenir un certificat. Le plus important est d’utiliser les connaissances acquises pour construire des exemples concrets de travail.
Peut-on devenir Growth Marketer sans diplôme spécialisé ?
Oui, dans beaucoup de cas.
Le marketing digital est un domaine dans lequel les preuves de compétences peuvent avoir beaucoup de poids.
Un candidat capable de montrer :
- une stratégie SEO ;
- un dashboard ;
- une campagne publicitaire ;
- une landing page ;
- une analyse de conversion ;
- une expérimentation documentée ;
dispose déjà d’éléments intéressants à présenter en entretien.
Une formation peut aider à acquérir les bases, mais elle devient beaucoup plus utile lorsqu’elle est accompagnée d’un projet réel.
Comment créer un portfolio Growth Marketing ?
Vous pouvez créer votre propre projet, même sans client.
Par exemple, lancez un petit site sur un sujet que vous connaissez.
Puis essayez de développer son audience.
Vous pourrez documenter :
SEO : choix des mots-clés, création des pages et évolution du trafic.
Analytics : installation de GA4 et création d’un tableau de bord.
Conversion : ajout d’un formulaire ou d’une newsletter.
Email marketing : création d’une séquence automatique.
Social media : test de plusieurs contenus sur LinkedIn, Instagram ou TikTok.
Publicité : éventuellement une petite campagne avec un budget maîtrisé.
Après quelques semaines ou quelques mois, vous pouvez transformer le projet en étude de cas.
Par exemple :
Objectif : augmenter les inscriptions à une newsletter.
Problème : beaucoup de visiteurs mais peu d’inscriptions.
Action : création d’une nouvelle landing page et modification du CTA.
Résultat : taux de conversion passé de X % à Y %.
Il ne faut évidemment jamais inventer des résultats. Même un résultat modeste reste intéressant s’il montre votre capacité à analyser une situation.
Quels outils apprendre en priorité ?
Vous n’avez pas besoin de maîtriser tous les outils du marché.
Commencez par une petite stack :
- Google Analytics 4 ;
- Google Search Console ;
- Google Tag Manager ;
- Looker Studio ;
- Google Ads ;
- Meta Ads ;
- un outil d’email marketing ;
- un outil SEO ;
- ChatGPT ou autre outil d’IA.
La formation Udemy évoquée plus haut couvre justement plusieurs de ces outils, notamment GA4, Search Console, Tag Manager, Looker Studio, BigQuery, Brevo et ChatGPT.
👉 Accéder à la formation sur Udemy
Quels intitulés de postes rechercher ?
Ne cherchez pas uniquement “Growth Marketer”.
Essayez également :
- Growth Marketing Manager ;
- Growth Marketing Specialist ;
- Growth Manager ;
- Acquisition Manager ;
- Performance Marketing Manager ;
- Digital Marketing Manager ;
- Demand Generation Specialist ;
- Paid Acquisition Specialist ;
- CRM Marketing Manager ;
- Lifecycle Marketing Manager.
Dans certaines entreprises, les missions proches du growth se retrouvent également sous des intitulés liés au SEO, à l’acquisition ou à la génération de leads.
Le Growth Marketing est-il adapté au télétravail ?
Oui, particulièrement.
Le travail repose principalement sur des outils numériques, des données et des plateformes accessibles à distance.
De nombreuses tâches sont parfaitement compatibles avec une organisation remote :
- analyse des performances ;
- gestion de campagnes ;
- SEO ;
- création de contenu ;
- réunions marketing ;
- automatisation ;
- reporting ;
- recherche concurrentielle.
Cela ne signifie pas que tous les postes de Growth Marketer sont proposés en télétravail. Il faut vérifier les conditions géographiques indiquées par chaque employeur.
Un poste annoncé “remote” peut par exemple être limité à la France, à l’Union européenne ou à certains fuseaux horaires.
Quel plan suivre pour devenir Growth Marketer ?
Vous pouvez utiliser un plan relativement simple.
Premier mois : comprendre les fondamentaux.
Apprenez le funnel marketing, AARRR, SEO, acquisition payante et analytics.
Deuxième mois : pratiquer.
Créez un petit site ou utilisez un projet existant et installez les outils nécessaires.
Troisième mois : expérimentez.
Testez différentes sources de trafic, analysez les résultats et documentez ce qui fonctionne.
Quatrième mois : constituez votre portfolio.
Transformez deux ou trois expériences en études de cas courtes.
Cinquième mois : commencez à candidater.
Ne limitez pas votre recherche au titre “Growth Marketer”. Cherchez également les métiers d’acquisition et de marketing digital proches.
Vous n’avez pas nécessairement besoin d’attendre cinq mois avant d’envoyer des candidatures. Si vous avez déjà de l’expérience en SEO, marketing, communication, vente ou analytics, certaines compétences sont probablement transférables immédiatement.
En résumé
Devenir Growth Marketer demande surtout de développer une combinaison de compétences.
Il faut comprendre comment attirer une audience, mesurer son comportement, améliorer la conversion et identifier les leviers qui génèrent réellement de la croissance.
SEO, publicité, analytics, copywriting, email marketing et automatisation constituent une excellente base.
Une formation généraliste peut permettre d’organiser cet apprentissage et d’éviter de progresser au hasard. La formation Udemy présentée dans cet article couvre justement plusieurs de ces domaines dans un même programme, avec une approche orientée marketing digital et growth.
👉 Voir la formation Marketing Digital & Growth Marketing sur Udemy
Mais la formation seule ne fera pas la différence : appliquez ce que vous apprenez, mesurez vos résultats et construisez des exemples concrets que vous pourrez montrer aux recruteurs.
C’est cette combinaison — apprentissage + pratique + preuves de résultats — qui peut transformer une formation en véritable levier pour votre recherche d’emploi.

